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A l’occasion de la 34 ème édition de la journée internationale de la femme , l’ESS forum International se penche sur la place qu’occupe la femme dans l’économie sociale et solidaire. Voir Article suivant.

L’économie sociale ou économie sociale et solidaire (ESS) en tant que en tant qu’économie alternative à la logique marchande classique , dont le but recherché est la conciliation entre activité économique et équité sociale est entendue comme Cette démarche visant à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, en permettant notamment une meilleure articulation entre la vie personnelle et professionnelle des salariés, ou encore en favorisant l’accès des femmes à tous les postes de responsabilité

En évoquant à cet effet la gente féminin, il est aujourd’hui important de se poser la question à savoir Quelle est  la place de la femme dans l’Economie Sociale et Solidaire ?

 

                               La place de la femme dans l’économie sociale et solidaire  

                                                             et les disparités de genre

 Comme les autres milieux du travail et notamment le milieu associatif, le secteur de l’économie sociale et solidaire connait des disparités de genre. Les femmes sont majoritaires parmi les salarié-es, mais les postes à des niveaux de responsabilité élevés et les présidences des grandes associations tendent à être exercées majoritairement par des hommes. Récemment, le secteur de l’ESS a entamé une réflexion sur les enjeux de l’égalité femmes-hommes et pris un certain nombre d’engagements.

Cette 34ème édition de la journée internationale des droits de la femme célébrée ce 08 Mars 2019 est l’occasion de faire le point sur cette question de l’égalité hommes / femmes dans les différentes organisations actrices de la promotion et la valorisation de l’ESS partout dans le monde .

Les constats observés notamment par le Conseil Supérieur de l’Économie Sociale et Solidaire (CSESS), dans son premier Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’ESS adopté, le 7 février 2017 (rapport portant sur la gouvernance de l’ESS, l’égalité dans l’emploi et les métiers, la création d’entreprises et d’initiatives au féminin, et les moyens pour rassembler, soutenir et dynamiser les ressources existantes pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’ESS) montrent que nos organisations ont encore de nombreux progrès à réaliser.

  • En France par exemple,

Les femmes travaillent essentiellement dans les associations, mutuelles et fondations qui ont des équipes salariées nettement féminines avec des taux proches de 70%, tandis que les coopératives ne comptent que 45% de femmes dans ses effectifs salariés (SCOP 27%). Dans les mutuelles, elles sont plus présentes dans les mutuelles de prévoyance (77%) que d’assurance (64%)”. Par ailleurs elles travaillent “principalement dans l’action sociale 75%, les activités financières 61%, l’enseignement 63%, la santé 79%. Cependant sur ces secteurs, ce n’est pas une caractéristique des organisations de l’ESS : le taux très élevé des emplois féminins dans l’économie sociale et solidaire résulte de la forte implication de l’économie sociale et solidaire dans des domaines d’activités où les emplois féminins sont traditionnellement surreprésentées“. (Informations issues de “L’ESS au féminin, et si tout le monde y gagnait”, 2011 ?

Dans les associations, seules 34% des associations ont une femme pour présidente.

Dans les coopératives, la situation diffère selon le type de coopératives : si le bénéficiaire est sociétaire, il y a plus de femmes sociétaires. Mais dans les coopératives d’entreprises où l’adhésion nécessite le statut de dirigeant.e, les femmes sont beaucoup moins présentes. Chiffres 2016 :

Banques coopératives : moyenne de 30% d’administratrices dans les Caisses locales, 19,2% dans les fédérations.
Scop : 25% de femmes présidentes, 31% salariées, 26% salariées associées.
Coopératives agricoles : 24% des femmes exploitantes, entre 5 et 7% administratrices
Coopératives d’artisans : 4% de femmes dirigeantes
Coopératives de consommateurs : 40% d’administratrices
Coopératives scolaires : 67,7% des enseignants sont des femmes, mais 50% de femmes présidentes. (Chiffres issus du Rapport 2017 sur l’égalité femmes-hommes dans l’ESS).

  • Globalement, le secteur de l’ESS compte 67% de femmes salariées dont les 53% dans les postes d’encadrement
  • Cette proportion s’inversant pour les métiers d’accompagnement qui comptent 63% de femme

 

                                                        Une approche féministe de l’ESS ?

 Le champ de l’économie sociale et solidaire s’est donc récemment emparé des enjeux de genre, essentiellement en matière d’égalité professionnelle, salariale et décisionnelle. D’une manière générale, il est surprenant de constater le peu d’études de genre et de données sexospécifiques dans le domaine de l’économie sociale. Paradoxalement dans un domaine où priment les questions de justice sociale et la réflexion sur le modèle économique, et où beaucoup de femmes tendent à se sentir plus à l’aise dans l’entreprenariat collectif favorisant la mise en réseau et la confiance, les analyses de genre au sens de “l’économie féministe”, de l’écoféminisme, des travaux sur le “care” environnemental, etc… sont peu connues et valorisées, notamment dans les pays occidentaux.

Dans les pays en voie de développement, de nombreux, mouvements sociaux, et notamment de femmes, souvent en prise directe avec les déséquilibres et les inégalités environnementales, économiques et sociales, et les atteintes aux droits, mettent en place des mesures résistances, des actions concrètes et des plaidoyers politiques.

 

 

Ces quelques chiffres sont assez paradoxaux, puisque les valeurs d’égalité et de justice sociale font partie des valeurs promues par l’ESS .Ils doivent nous alerter sur la nécessaire vigilance à avoir dans nos initiatives, la recherche d’un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes dans nos instances politiques et de direction. Dès lors, il sera nécessaire de réinventer l’ESS à toutes les échelles afin non seulement d’aider la femme dans la défense de ses droits, mais également de favoriser une insertion plus conséquente des femmes dans les sphères de prise de décision tout comme les hommes pour le bien des sociétés et de l’humanité toute entière.

 

 

 

 

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